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19:38 GMT
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ISRAEL-PALESTINE:
"Dexia continue de financer l'occupation israélienne"
David Cronin

BRUXELLES, 13 avril (IPS) - Bien que l’année passée, la banque belgo-française Dexia avait assuré ne plus accorder de nouveaux prêts pour financer la construction de nouvelles colonies juives dans les territoires occupés, Dexia continue de le faire, estiment des militants de l'organisation Intal. Ces militants ont prévu de protester lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le mois prochain.

En mai dernier, Dexia avait promis de ne plus prêter de l’argent aux colonies juives en Cisjordanie. Mais pour certains militants, la banque n’en fait pas assez. Ces militants sont colère parce qu'un certain nombre de prêts antérieurs, qui ont encore cours jusqu'en 2017, n’ont pas été annulés par la banque. "Nous demandons à Dexia de rompre tous ses liens avec l'occupation", a déclaré Mario Franssen de l'organisation Intal. "C’est à eux de savoir comment il convient de faire. Nous ne demandons pas à Dexia de boycotter Israël, mais de prendre la seule solution envisageable à ce stade à savoir que Dexia quitte ce pays".

La participation de Dexia à l’occupation israélienne s'est fait connaître en octobre 2008, à l’époque où justement les gouvernements de la Belgique, de la France et du Luxembourg tentaient de trouver un accord pour sauver la banque de l'effondrement. Des déclarations de Dexia au Parlement israélien, il est apparu que la banque a offert des prêts bancaires à sept colonies israéliennes ainsi que trois institutions régionales en Cisjordanie entre 2003 et 2007.

Jérusalem non occupé ?

L’organisation Intal est aussi en colère à propos des commentaires faits par l'ancien Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene qui est actuellement Président de Dexia. Dehaene a admis que Dexia avait accordé en 2009 cinq millions d'euros aux colonies mais il a souligné que les prêts à destination de Jérusalem n’avait été pas pris en compte parce que "Dexia ne considère pas Jerusalem comme un territoire occupé".

Selon Shir Hever, un économiste au Centre israélo-palestinien pour l’information alternative, estime que les déclarations de Dehaene à propos de Jérusalem sont "une violation flagrante du droit européen et reflète même un point-de-vue encore plus à droite que celui des Etats-Unis".

Ces propos sont également en contradiction avec plusieurs résolutions de l'Organisation des Nations Unies. L'ONU refuse de reconnaître l'annexion en 1967 de Jérusalem-Est par Israël et refuse de reconnaître la proclamation de Jérusalem comme capitale d'Israël en 1980. Les estimations combinées des emprunts de Dexia pour Jérusalem et pour les colonies en Cisjordanie se chiffreraient à 15 millions d'euros, selon Intal.

(FIN/IPS/2010)